The Amazing Spider-Man 1 & 2 : Pourquoi ces films méritent une seconde chance ?

D’abord parlons des points positifs

Il est temps pour moi de rendre justice à The Amazing Spider-Man et à sa suite. Ces films ne méritent pas (à mon sens) la haine qu’une partie des fans leur réserve.

Au contraire, ils offrent une interprétation unique, émouvante et visuellement époustouflante de l’homme araignée, portée par des performances d’acteurs exceptionnelles et une réalisation ambitieuse.

Andrew Garfield, Le Peter Parker ultime

Andrew Garfield incarne Peter Parker comme personne avant lui. Il capture à la perfection l’essence du personnage : son humour sarcastique, sa vulnérabilité, sa maladresse touchante, et surtout, son humanité. Garfield donne vie à un Spider-Man qui rit, qui doute, qui souffre, et qui aime avec une intensité rare.

Son jeu d’acteur, tant dans les scènes d’action que dans les moments intimes, est tout simplement magistral.

Il est le Spider-Man le plus fidèle à l’esprit des comics, celui qui parle trop, qui se relève toujours, et qui porte son masque avec fierté.

Emma Stone, une Gwen Stacy inoubliable

À ses côtés, Emma Stone est une Gwen Stacy parfaite. Intelligente, drôle, courageuse et profondément humaine, elle incarne l’amour de Peter avec une authenticité qui rend leur relation poignante.

Gwen n’est pas une simple petite amie en détresse : elle est une partenaire, prête à tout pour aider Peter, même à risquer sa vie. Et c’est justement ce qui rend sa fin dans The Amazing Spider-Man 2 si déchirante. Leur alchimie à l’écran est palpable, et c’est l’une des plus belles histoires d’amour du cinéma de super-héros.

Un univers visuel et artistique à couper le souffle

Parlons du costume : il est tout simplement magnifique. Fidèle aux comics, élégant, et dynamique, il épouse parfaitement les mouvements de Spider-Man. Les décors et la direction artistique sont également incroyables, offrant une esthétique sombre et réaliste, tout en gardant la magie de New York.

Les combats, enfin, sont un régal. Spider-Man se bat comme une araignée, avec des mouvements fluides, acrobatiques et ultra-dynamiques. Les chorégraphies sont parmi les plus réussies de la saga, et les scènes d’action restent gravées dans la mémoire.

Gwen Stacy une blessure qui ne se referme pas

Je n’oublierai jamais la première fois que j’ai vu Gwen Stacy mourir. Mon cœur qui s’arrête, puis cette douleur qui monte. Aujourd’hui, à chaque visionnage, c’est la même chose : la gorge serrée, les yeux qui piquent.

Emma Stone et Andrew Garfield y sont pour beaucoup. Leur amour à l’écran est si vrai, si tendre, que sa fin devient insupportable. Gwen ne trébuche pas par hasard — elle tombe en sauvant Peter, en assumant ses choix. Et lui, brisé, ne peut rien faire. Cette scène, c’est le cinéma de super-héros à son plus cru, à son plus humain.

Certains trouvent le film trop chargé. Moi, je vois un récit qui ose tout : l’amour, le sacrifice, la perte. Et cette mort, justement, en est la preuve : elle ne sert pas l’action, elle sert l’âme. C’est pour ça qu’elle me hante encore.

Une mention spéciale pour la version française

Et comment ne pas parler de la VF ? Donald Reignoux prête sa voix à Andrew Garfield avec un talent fou, ajoutant une touche supplémentaire de charisme et d’émotion au personnage. Son interprétation est si juste qu’elle contribue à rendre ces films encore plus mémorables pour le public francophone.

Des méchants à la hauteur… de rien

Si ces films brillent par leur duo d’acteurs principaux et leur émotion, ils s’effondrent lamentablement sur un point crucial : leurs antagonistes. Où sont les méchants mémorables de Spider-Man ? Ceux qui nous glacent le sang, qui nous fascinent, qui nous font détester leur simple présence ? Ici, on a droit à une galerie de vilains aussi oubliables que leurs motivations.

Le Lézard (The Amazing Spider-Man 1) :

Un scientifique transformé en monstre, certes, mais sans aucune profondeur. Rhys Ifans fait ce qu’il peut, mais le personnage manque cruellement de charisme et de menace. On oublie son existence dès la fin du générique.

Electro (The Amazing Spider-Man 2) :

Jamie Foxx surjoue à outrance, et son personnage oscille entre le pathétique et le ridicule. Son design bleu électrique ne sauve rien : il n’inspire ni peur ni empathie. Un gaspillage pur et simple.

Le Bouffon Vert (The Amazing Spider-Man 2) : Le pire de tous.

Dane DeHaan semble perdu, son jeu est inégal, et son Green Goblin n’a ni la folie terrifiante de Willem Dafoe, ni le charisme diabolique qu’on attend. Résultat ? Un méchant sans envergure, dont la présence gâche même les meilleures scènes du film.

Le vrai problème :

Ces antagonistes n’ont ni développement ni impact. Ils servent juste à remplir l’écran entre deux scènes de Peter et Gwen. Dommage, car avec un vrai méchant à la hauteur, ces films auraient pu être des chefs-d’œuvre. Au lieu de ça, on retient surtout… qu’on s’en fout. Et ça, pour Spider-Man, c’est impardonnable.

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