Je vais être honnête : The Last of Us est ma licence de jeux vidéo favorite à vie. Ce n’est pas juste un jeu, c’est une expérience qui m’a marqué à jamais. Dès le premier opus sur PS3, j’ai été tellement bluffé que j’ai acheté la console uniquement pour y jouer. Et aujourd’hui, après avoir revécu cette aventure sur PS4 et découvert la suite, je peux dire sans hésiter que cette saga a redéfini ce qu’un jeu vidéo peut représenter : une œuvre d’art capable de provoquer des émotions brutes, de raconter une histoire inoubliable, et de créer des personnages qui restent gravés en nous.
The Last of Us Part I : Une claque émotionnelle
Un chef-d’œuvre narratif et technique

Dès les premières minutes, The Last of Us m’a transporté dans un monde post-apocalyptique d’une densité rare. La qualité du scénario, la richesse de la carte, la jouabilité fluide et immersive, tout était parfait. Mais ce qui m’a le plus frappé, ce sont les cinématiques. Jamais un jeu ne m’avait offert des scènes aussi saisissantes, aussi réalistes. Les acteurs, Troy Baker (Joel) et Ashley Johnson (Ellie), livrent des performances incroyables, à la hauteur des meilleurs films. Leur jeu d’acteur, leurs silences, leurs regards… Tout sonne vrai.
Une histoire qui vous hante

The Last of Us Part I est le premier jeu à m’avoir fait verser une larme. Quand l’écran devient noir à la fin, on reste là, sonné, avec l’impression d’avoir vécu quelque chose d’unique. C’est le genre de jeu que tu termines, mais qui continue de te hanter pendant des jours. Les dialogues entre Joel et Ellie, leur relation père-fille qui se construit dans l’adversité, tout est écrit avec une justesse et une sensibilité rares. On s’attache à eux comme à des proches. Et quand Joel prend cette décision finale, on comprend son dilemme, même si on en mesure les conséquences.
Une expérience intemporelle
J’ai refait le jeu sur PS4 avec le Remastered, et les mêmes émotions sont revenues, intactes. Peu de jeux parviennent à un tel niveau de réinvention et d’immersion. The Last of Us n’est pas qu’un jeu, c’est une expérience qui te marque à vie.
The Last of Us Part II : La souffrance et la vengeance
Ellie, une héroïne complexe et bouleversante

Dans le deuxième opus, Ellie a grandi. Elle est devenue une femme forte, mais toujours aussi vulnérable. Son parcours est celui d’une survivante rongée par la haine et la culpabilité. Et puis arrive ce moment : la mort de Joel, massacré sous ses yeux par Abby. Cette scène m’a déchiré. Entendre Ellie hurler, impuissante, c’est une souffrance que j’ai ressentie comme si c’était la mienne. À partir de là, le jeu devient une descente aux enfers, une quête de vengeance qui consume tout.
Abby : un personnage que je n’ai jamais pu aimer

Je vais être franc : j’ai détesté chaque instant passé à incarner Abby. Je comprends le choix des développeurs, qui voulaient montrer un autre point de vue, humaniser l’ennemi. Mais ce point de vue n’est pas le mien. Ce n’est pas celui d’Ellie. Moi, je voulais jouer Ellie. Moi, je voulais me venger. Chaque minute avec Abby m’a semblé une trahison, une rupture dans l’immersion que le premier opus avait si bien construite.
Une fin qui divise, mais qui marque
Le « faux choix » final m’a laissé sur ma faim. J’ai tout fait pour noyer Abby, pour que justice soit rendue. Mais le jeu en a décidé autrement. Pourtant, malgré cette frustration, je ne peux nier l’audace du scénario. The Last of Us Part II ose explorer des thèmes sombres et ambivalents : la vengeance, le pardon, et le prix de la haine. Même si je n’ai pas aimé toutes les décisions narratives, je respecte leur courage.

La bande-son et le doublage : des pépites émotionnelles
Je ne peux pas parler de The Last of Us sans mentionner sa bande originale, composée par Gustavo Santaolalla. Ces mélodies minimalistes, ces guitares qui résonnent comme des échos de solitude, elles sont indissociables de l’émotion du jeu. Je les écoute encore aujourd’hui, et elles me replongent instantanément dans l’univers de Joel et Ellie.
Et puis, il y a le doublage français. Adeline Chetail, la voix d’Ellie, est tout simplement parfaite. Elle transmet chaque émotion avec une intensité rare : la colère, la peur, la tendresse, la rage… Elle donne vie à Ellie d’une manière si puissante qu’il est impossible de ne pas être touché. C’est grâce à elle que j’ai pleuré, que j’ai ri, et que j’ai souffert avec ce personnage.
La série HBO : Une erreur de casting et une déception totale
Je ne peux pas terminer cet article sans parler de l’adaptation en série. Pour moi, c’est une horreur. L’actrice qui incarne Ellie, Bella Ramsey, n’a aucune âme. Son jeu d’acteur est plat, sans charisme, sans la moindre étincelle de ce qui fait la magie d’Ellie. C’est un mauvais casting, point final. Là où Adeline Chetail et Ashley Johnson m’avaient bouleversé, Bella Ramsey m’a laissé de marbre. La série a perdu toute l’émotion, toute la profondeur des jeux. C’est une erreur monumentale, et je ne peux que le regretter.

Conclusion : Une saga qui reste gravée en moi
The Last of Us, c’est plus qu’un jeu. C’est une expérience qui t’attrape et ne te lâche plus. Le premier opus m’a fait découvrir ce que le jeu vidéo pouvait accomplir en termes d’émotion et de narration. Le deuxième m’a brisé, mais aussi fait réfléchir sur des thèmes universels : la perte, la vengeance, et la rédemption.
Je suis impatient de voir la suite, même si j’ai peur de ce qu’elle pourrait me faire ressentir. Une chose est sûre peu importe ce qui arrive, The Last of Us restera à jamais ma licence préférée. Celle qui m’a fait pleurer. Celle qui m’a marqué pour la vie.

